L'aile nord

La chapelle Saint-Roch

Des peintures de DAMON (1870) rendent hommage à « SAINT-ROCH », évidemment. Il suffit de regarder à l’est.

Montpelliérain du XIVème siècle, orphelin très jeune d’un père Consul de la ville, à sa majorité, il abandonna tous ses biens aux pauvres et partit en pèlerinage à ROME. Sur son chemin, il croisa la peste, qui ravageait alors le continent. Après avoir soigné nombre de victimes, car il se souvint alors qu’il avait commencé des études de médecine en sa ville natale, il fut lui-même touché par le mal. De peur de contaminer quiconque, mais parce qu’aussi beaucoup se détournait de lui, il se retira dans les bois, près de PIACENZA, y fut nourri par un chien, qui, chaque jour, lui apportait quelque pitance subtilisée à la table de son maître. Ce dernier finit par en être intrigué, suivit le chien, découvrit l’ermite improvisé et le fit soigner, là où la légende dit qu’un Ange apparut à ROCH et pansa ses plaies d’un baume. Défiguré par le mal, ROCH décida de rentrer au pays, sur le chemin, dans un MILAN déchiré par la guerre civile, fut pris pour un espion, jeté cinq ans au cachot, sans jamais clamer son innocence, ni raconter, par humilité, ce qu’il avait fait et enduré. Sorti, il finit par mourir dans la misère. Sanctifié sans doute en 1387, SAINT-ROCH est, depuis, le patron des pèlerins et de nombreuses confréries ou corporations : chirurgiens, apothicaires, paveurs de rues, fourreurs, pelletiers, fripiers, cardeurs, et aussi le protecteur des animaux, représenté qu’il est, le plus souvent, avec… un chien.

Entre le chœur et la sortie, la chapelle « SAINT-ROCH » possède, sur son sol, une pierre tombale de 1670 sur laquelle est inscrit : « Jean-Fran-Pic-DR-ON ». C’est un inconnu. On y trouve également un retable, un orant, un confessionnal, des statues de « SAINTE GERMAINE de PIBRAC » ou de JEANNE d’ARC.

A l’ouest , est représenté « SAINT ISIDORE », un paysan de MADRID, né en 1070 en CASTILLE ». Tandis qu’il était aux labours, il s’interrompait régulièrement, pour prier, tandis qu’un ange dirigeait la charrue, dit-on. « Il est peint, commente Françoise SABATIÉ-CLARAC, d’un chapeau que portent les Bretons. Ceci pour rappeler que son culte fut d’abord principalement pratiqué en BRETAGNE après sa béatification et sa canonisation, avant de se développer partout au XIXème siècle ».

En encoignure, la statue de l’apothéose de MARTIN, qui rappelle l’Apothéose de SAINT-SATURNIN, à SAINT-SERNIN.

La chapelle Saint-Vincent-de-Paul

Enfin, la dernière chapelle est consacrée VINCENT-de-PAUL, avec, notamment, un retable, un reliquaire, un Christ, une peinture murale du Saint, par ROBERT. Au nord, Monsieur VINCENT enseigne, à l’est, il est au chevet de LOUIS XIII, qui l’avait appelé pour mourir dans ses bras, à l’ouest, il recueille des orphelins.

Entre le pilier de la chapelle et la tour, est placardée une plaque commémorative des hommes morts pour la FRANCE, entre 1914 et 1918, entre 1940 et 1945. Dans la tour, avant la porte qui dissimule l’escalier qui monte jusqu’au clocher, un gigantesque tableau représente VINCENT-de-PAUL faisant le catéchisme. Contre le pilier, en sortant (ou en entrant par la gauche), une Vierge à l’enfant est posée sur un socle constitué de deux têtes d’angelots.